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Aluminium ou acier pour une pergola : le bon métal selon la portée et la couverture

Aluminium ou acier pour une pergola : le bon métal selon la portée et la couverture

Pour une pergola, l'aluminium l'emporte quand on veut une structure légère, sans rouille et peu d'entretien ; l'acier s'impose dès que la portée est grande, la couverture lourde ou la ligne très fine. Le choix se fait donc à partir de la couverture et de la distance entre poteaux, pas de la couleur.

Deux métaux, deux comportements

L'aluminium est environ trois fois plus léger que l'acier à volume égal, mais aussi nettement plus souple. Pour porter la même charge sur la même longueur, un profil en aluminium doit donc être plus haut ou plus épais qu'un profil en acier. C'est pourquoi les pergolas en aluminium ont des poutres assez massives, alors qu'une pergola acier peut rester très graphique, avec des sections réduites.

L'aluminium ne rouille pas : il se couvre d'une fine couche d'oxyde qui le protège. L'acier, lui, doit être protégé contre la corrosion, par galvanisation, par peinture ou par les deux. Une fois cette protection bien faite, les deux métaux durent longtemps ; mal faite, l'acier se trahit par des coulures brunes aux soudures et aux pieds de poteaux.

CritèrePergola aluminiumPergola acier
Poids de la structureLéger, manutention facile, adapté aux supports fragilesLourd, pose à plusieurs, ancrages plus importants
Portée sans poteau intermédiaireLimitée par la souplesse du métal, sections hautesPlus grande à section égale, poutres fines possibles
CorrosionPas de rouille ; attention aux contacts avec d'autres métauxProtection obligatoire : galvanisation, peinture ou système duplex
FabricationSouvent en profils du commerce assemblés par vis et équerresSoudée sur mesure en atelier, formes libres
EntretienLavage, contrôle de la quincaillerieLavage, surveillance des éclats de peinture et retouches

La couverture fait le calcul

Une pergola nue, ou couverte d'une plante grimpante, ne porte presque rien d'autre que son propre poids et l'effort du vent. La situation change dès qu'on ajoute un toit :

  • une toile tendue ou une toile rétractable reste légère, mais elle prend le vent comme une voile et tire sur les ancrages ;
  • le polycarbonate alvéolaire est léger et diffuse la lumière ; il demande une pente pour l'eau et laisse entendre la pluie ;
  • le polycarbonate compact ou le verre feuilleté offrent la transparence d'une véranda ouverte, au prix d'un poids bien supérieur et d'une neige qui s'accumule ;
  • les lames orientables d'une pergola bioclimatique combinent ombre réglable et étanchéité, sur une ossature aluminium dédiée.

Plus la couverture est lourde et plus la charge de neige possible est élevée, plus l'acier devient intéressant, ou plus la pergola aluminium aura besoin de poteaux rapprochés. Un toit vitré sur une structure légère de catalogue est l'erreur la plus courante : elle se paie en flèche des poutres et en verre fissuré.

Adossée à la maison ou autoportée

Adossée, la pergola s'appuie sur une lisse murale fixée dans la façade. Elle n'a que deux poteaux, ce qui libère la vue, mais elle dépend de la qualité du mur : une maçonnerie creuse ou une isolation par l'extérieur demandent des fixations adaptées, et l'étanchéité entre la lisse et le mur se traite par une bavette. Autoportée, elle se suffit à elle-même sur quatre poteaux ; elle se pose où l'on veut dans le jardin, mais elle doit être contreventée pour ne pas se déformer en parallélogramme sous le vent.

Avec l'acier, ce contreventement peut venir des assemblages soudés eux-mêmes, qui forment des portiques rigides. Avec l'aluminium assemblé par vis, il passe souvent par des jambes de force ou des équerres renforcées aux angles.

Les pieds de poteaux méritent la même attention. Une platine boulonnée sur une dalle béton saine, avec des chevilles dimensionnées pour l'arrachement, reste la solution la plus propre. Un poteau scellé directement dans la terre ou noyé dans un plot sans drainage retient l'humidité à sa base : c'est là que l'acier rouille en premier et que l'aluminium se tache.

Un cas type pour fixer les idées

Prenons une terrasse de 6 m de long sur 3,5 m de profondeur, le long d'une façade exposée au sud-ouest, avec une toile rétractable. En aluminium, une pergola adossée de cette taille demandera souvent un poteau intermédiaire en façade avant, ou une poutre de rive haute. En acier, un portique soudé peut franchir les 6 m sans appui central, avec une poutre plus fine, à condition de le faire calculer.

Si la même terrasse se trouve à quelques centaines de mètres de la mer, l'aluminium thermolaqué gagne des points : l'acier y exige une galvanisation à chaud suivie d'un laquage, et une surveillance régulière des points de rouille. Le guide galvanisation à chaud de l'acier explique ce que cette protection apporte.

Entretien sur la durée

Une pergola aluminium se lave à l'eau claire additionnée d'un savon doux, sans produit abrasif. Le seul vrai point de vigilance est le contact avec un autre métal : une vis en acier non protégée sur un profil aluminium peut provoquer une corrosion localisée, d'où l'usage de visserie inox. Une pergola acier se lave de la même façon, mais on y cherche en plus les éclats de peinture, surtout aux pieds de poteaux, sur les arêtes et autour des soudures. Un éclat repris tout de suite au primaire et à la peinture évite une reprise générale quelques années plus tard.

Pour comparer les deux métaux sur d'autres ouvrages de la maison, le guide choisir entre aluminium et acier va plus loin sur la rigidité et la soudure. La rubrique verrières, pergolas et auvents rassemble les autres structures de terrasse.

À retenir

  • L'aluminium convient aux pergolas légères, couvertes de toile ou de lames, surtout en bord de mer.
  • L'acier se justifie pour une grande portée, une couverture lourde ou des sections très fines.
  • La couverture choisie (toile, polycarbonate, verre) décide du dimensionnement, et donc du métal.
  • Une pergola autoportée doit être contreventée ; une pergola adossée dépend de la solidité de la façade.
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